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QUAND
A-T-ON COMMENCE A JOUER AU RUGBY A POUILLON ?
Avant la 1e guerre mondiale, des Pouillonnais
fréquentant l’Ecole Supérieure de Dax avaient
fait connaissance avec ce jeu. Les potaches
dacquois et leurs camarades restés au pays
s’essayent au maniement du ballon ovale dans une
prairie du Pas de Vent située derrière chez
LAMARQUE.
Puis la guerre est venue interrompre ces
premiers balbutiements. Ce n’est qu’après la fin
de la guerre qu’un effort sera fait pour
organiser un véritable club sportif à Pouillon.
LES
ANNEES 20
Tandis qu’à Paris se crée la Fédération
Française de Rugby qui prend le relais de
l’Union des Sociétés Françaises de Sports
Athlétiques, quelques mordus pouillonnais
jettent les bases de l’Union Sportive.
Sous la conduite de M. LAHITTE, receveur de
l’enregistrement, de Léon et Henri SOUBIE, des
dacquois Jean et Marcel LOUSTAU, d’un
arcachonnais LAMARCHE et du dynamique mitron
Olivier ST MARTIN, une solide équipe se
constitue.
Dans ses rangs, on trouve quelques belles
figures pouillonnaises : Ernest LONGUEFOSSE,
Gaston TASTET, Henri LARREDE, Cyprien PEYROUX,
Roger COCOYNACQ, Gaston GARROUTEIGT, Henri
LAPLACE, Léopold PEYRES, Maurice DUMAS, Charles
PEYRES qui ira jouer ensuite à Pau et au B.E.C.,
Adrien BERMIS, Charles LAMARQUE, André DARREGERT…
Cette première formation n’est pas engagée dans
le championnat officiel, elle fait son
apprentissage au cours de rencontres amicales et
Peyrehorade est parmi ses adversaires favoris.

1920
La première saison
officielle est la saison 1921-1922. L’Union
Sportive Pouillonnaise s’est constituée d’une
manière légale, conformément à la loi sur les
associations. Son président est M. LAHITTE. L’USP
joue en maillots verts, les couleurs de
l’espérance…
Les équipements n’étaient pas aussi
perfectionnés qu’aujourd’hui, chaque joueur
devait s’habiller et se chausser. Certains
avaient des chaussures à crampons, mais on
rencontrait souvent des sandales à tige. Les bas
provenaient parfois d’une garde robe féminine.
Les culottes de certains étaient, paraît-il, des
pantalons de femmes adaptés pour la
circonstance. On parle encore de la large
ceinture landaise noire que s’enroulaient jusque
sous les aisselles le dynamique ailier Nestor
LAMAISON de Cam de Moulin, du béret qu’arborait
René TRUQUEZ et de l’écharpe de Léon PEYRES.
L’USP n’est pas encore propriétaire de son
terrain de jeu. Au hasard des saisons elle joue
sur la rive droite du Petit ARRIGAN dans une
prairie prêtée par M. DUCORAL, située près du
stade actuel. Elle joue aussi à droite de la
route du Casteit dans des près prêtées par Jean
GAYON et Paul LARREGIEU ou encore sur
l’emplacement de la future vigne de Bignos.
Il n’y a pas de vestiaire, pas de douche, le
ruisseau sert aux ablutions et parfois, dit-on,
reçoit la visite de l’arbitre poussé par des
supporters mécontents …
Les déplacements constituent de mémorables
expéditions. Au début avec le camion de
PEDEBOSCQ ou de BARRIEU (véhicules aux pneus
pleins, dépourvus de suspension, les passagers
assis sur le plateau en plein vent), on allait
jusqu’à Arudy, Bizanos, Pontacq, Nay, Salies.
Quand les côtes étaient trop abruptes, on
sautait à terre pour soulager le véhicule.
Ensuite avec un GMC acheté par Charles LAMARQUE
(équipé de pneus et de chambres à air), enfin
les premiers autocars ont fait leur apparition.
Au fil des années, l’USP s’affirme et impose le
respect à ses adversaires.
Parmi les meilleurs équipes de cette première
période on cite celle de la saison 1925-1926,
l’équipe des vétérans, avec de bons éléments
comme : Alexis COURROUY, Etienne DUMAS, Gaston
CRABOS, Georges DARRICAU, Henri LARREDE, Pierre
BOULEAU, René TASTET, Albert DESTREM, Léon
PEYRES ? Gabriel LONGUEFOSSE, Roger COCOYNACQ,
Maurice DARRECAMP, Pierre DECLA, Raoul BENESSE,
DARRIGADE, Henri LAHET …

1925

1926
LES ANNEES
30
Vers 1930, la situation s’est quelque peu
troublée. Un mouvement scissionnaire, l’U.F.R.A.,
s’est détaché de la F.F.R.
Pouillon, adhère à ce nouveau mouvement et ne
peut pendant deux saisons, participer au
championnat officiel. L’U.S.P. doit se contenter
de rencontres amicales qui n’intéressent
personne. Il faut attendre le retour dans le
giron fédéral pour voir repartir notre rugby.
Chaque club connaît une période bénie où tout
lui réussit. Cet age d’or, l’USP va le connaître
dans les années trente, en particulier durant
les saisons 1934-35 et 1935-36, couronnées par
deux magnifiques finales du Championnat de Côte
Basque et deux titres retentissants.
Ces victoires sont favorisées par la présence
d’un effectif de qualité au sein duquel on
réunit des anciens expérimentés et d’ardents
néophytes. Parmi les nouveaux on peut trouver
les frères Jean et Albert PUYOO, les puissants
piliers LAFOURCADE et VILLETORTE, des deuxièmes
ligne de taille comme BENESSE, BEGU, de rapides
troisième ligne : les habassais BRANA et
CRESSONNIER et LAFARGUE de Gaas, un dynamique
talonneur Albert TASTET. Du coté des arrières,
le demi-d’ouverture Henri DUSSERT commence une
brillante carrière tandis que la botte de
LAPORTERIE fait merveille dans les tirs au but.
Cette équipe arrive à son apogée au printemps
1935 et chacun se souvient avec fierté et
émotion de la finale que disputèrent à Dax le
SPORT ATHLETIQUE ST SEVERIN et l’USP. La
victoire est revenue à POUILLON par 6 points (1
essai, 1 but sur coup franc) à 4 points (1
drop).
On lira dans LA PETITE GIRONDE « nous avons
assisté à une superbe partie de rugby, jouée par
deux excellentes équipes, qui ont fait à
différentes reprises vibrer une foule très
nombreuse… au début de la première mi-temps les
Pouillonnais, possesseurs du ballon en mêlée,
furent très menaçants grâce à la virtuosité de
leurs trois-quart. Puis les St Séverin, bien
enlevés par CRABOS, remontèrent le terrain et
envahirent les 22 pouillonnais. Pas pour
longtemps car ceux-ci attaquèrent avec brio et
réussirent un splendide essai de trois-quart
marqué en coin. La deuxième mi-temps fut
passionnante. Dès le début, les St Séverin
réussissent un drop qui leur permet de conserver
l’avantage jusqu’à quelques minutes de la fin.
Les Pouillonnais ont enlevé très brillamment le
titre de champions. Ils l’ont bien mérité. Leur
équipe est complète dans toutes ses lignes et
joue dans le véritable esprit du jeu. »

1934-1935
L’année suivante, sur le même terrain de Dax, on
retrouve l’USP en finale opposée à Castets. Le
public est nombreux et enthousiaste, le temps
pluvieux a rendu la balle glissante. On lit dans
LA PETITE GIRONDE « la victoire revient à
l’équipe qui confectionna le plus joli rugby
avec l’ardente volonté d’arracher la décision.
Pouillon a attaqué en toutes occasions soit par
ses avants, soit par ses lignes arrières et
réussit en débordement l’essai de la victoire,
après que deux autres aient été manqué d’un
cheveu… »
Si elle n’a pas été aussi heureuse au cours des
trois saisons suivantes, l’USP s’est comportée
avec brio dans la compétition de Côte Basque.
Elle s’est fixée au terrain qui borde le
ruisseau de l’abattoir, à droite de la route du
Casteit. Des tribunes en bois équipées de
vestiaires y sont aménagées. Les couleurs du
club ont changé, c’est le bleu et rouge qui sont
adoptés. Le club est présidé par M. jean GAYON,
le secrétariat assuré par M. CASTAIN.
A la veille de la deuxième guerre mondiale, le
ciel de l’USP s’assombrit en raison de
difficultés financières très sérieuses qui
ébranlent très fortement le club et provoquent
sa mise en sommeil.
LES
ANNEES 40
Pendant l’occupation, les tribunes du terrain de
rugby sont réquisitionnées par les Allemands
pour abriter leurs chevaux et des réserves de
fourrage. Bientôt cet édifice va s’écrouler.
Le club reverra le jour sous l’initiative de
jeunes dirigeants qui, conduits par le Dr
Francis ZELLMEYER, vont décider de repartir sur
des bases solides.
L’actuel terrain de rugby est acheté à Mme
BIENTZ, le nom du Sous-Lieutenant Edouard BIENTZ,
mort au champ d’honneur a été donné au nouveau
stade en souvenir.
Des tribunes sont construites. Pour ce faire,
les dirigeants sont allés chez tous les
propriétaires du village leur demander de donner
un ou plusieurs pins. Les joueurs sont allés les
abattre, les faire débiter et les artisans ont
construit la charpente. Les travaux de
maçonneries sont fait par les bénévoles du club
aidés par les artisans.
Sous l’influence de René POMMAREDE, Raoul LANOT,
Henri DUSSERT, Georges DARRICAU, une équipe de
rugby repart dans le championnat de Côte Basque.
Parmi les bons moments du Club, voici tout
d’abord les années 1946, 1947 et 1948. le quinze
pouillonnais a une ossature jeune et solide avec
les trois frères LANOT, les deux frères
LESGOURGUES, Pierre DUPIOT, Roger et Etienne
LAHET, POMMAREDE, LAHOUN, LASSERRE de Misson,
LABASTIE, BEGU, marcel PUYAU, NOZERES, BORDENAVE,
MONCOUCUT, Jacques DUTHIL, MAISONNAVE … Ce bel
ensemble n’aura pas la chance de couronner ses
efforts par un titre. En 1948, il sera battu de
justesse en finale du Championnat de Côte Basque
par Linxe.

1947 - 1948
LES
ANNEES 50
Mais déjà la relève se prépare au sein d’une
seconde formation qui en 1949 dispute le
championnat des équipes réserves et accède en
finale. On y trouve dans ses rangs de futures
gloires locales : ABADIE, Michel DUSSIN, Jean
DUPIOT, LABORDE dit « la flèche », DUTREUILH,
Roland PEYRES dit « pipette », DUSSIN, Michel
LARREBAIGT, Michel PENDANX.
L’amalgame anciens-nouveaux portera tous ses
fruits durant la saison 1952-1953 où l’effectif
s’enrichit avec Raymond GUILHEM, Hubert DINCLAUX
, CAZAUX, Louis DUPIOT, DARRIGADE de Misson.
Magistralement entraînée par René DUMAS, cette
belle équipe, dont la ligne d’avants constitue
le point fort, va faire merveille est devenir
championne de Côte Basque grâce à une magnifique
victoire en finale contre Ondres à Léon. Elle
fait une bonne carrière en Championnat de France
en triomphant succes-sivement contre Lormont
puis Assaps, mais s’incline en quart de finale à
Tartas devant Biscarrosse.

1952 - 1953
Par la suite, les
couleurs du Club deviennent le rouge et blanc.
Sous la direction d’entraîneurs dévoués et
compétents comme Jean PUYOO, Moïse LABEYRIE,
René POMMAREDE, Christian PRESSIGOUT, Marcel
LAHOUN, Gérard COURROUY, Michel PEYRES, Yves
MONCAPJUZAN, ont éclos de nombreux joueurs qui
se sont illustrés dans les rangs des cadets,
juniors, réserves et équipe fanion…
M. Jean GASSIES a longtemps été l’animateur de
l’équipe dirigeante aux cotés du Dr ZELLMEYER.

1956-1957
Premier rang
Paul DARTIGOYETE-Roger DUSSIN-Pierre LAPLACE-
PEDEGAD-Moïse LABEYRIE-Henri CAZAUX-
Raymond GUILHEM-Michel
DUSSAIN-Gérard COURROUY.
Deuxième Rang Christian BERLON-Roland
PEYRES-Jean COURROUY-Charles DARRIGADE-LAY-Roland
CAMOU-
Maurice LAMAISON-Aimé PUYO

Merci à Mr Gérard
COURROUY pour les photos
LES
ANNEES 60
Les années suivantes, le Club connaît des
formations valeureuses qui se sont comportées
avec brio et ont accédé au Championnat de
France. Il y a des phalanges riches en joueurs
qui ont fait ensuite leurs preuves à l’échelon
supérieur comme celle de la saison 1966-67 avec
les HOURSIANGOU, BENESSE, BASTIAT, MONCAPJUZAN…
Sous la présidence de Joseph CAMPAGNE, l’USP
remporte le titre du Championnat de Côte Basque
à Capbreton contre Castet, sous le capitanat de
Jean-Jacques LAHOUN, en 1968.

1967 - 1968
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